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Voir aussi notre présentation sur  www.adolive.com
et  notre blog 
http://oleiculture-bio.net

ADO, les Amis De l'Olivier

ADOLIVE a succédé à l'association ADO, fondée en 1995 par Jacqueline Bellino, Jean-Marie Baldassari et Gilles Gallois

 
NICE-MATIN   OCTOBRE 1999

  Vallée du Paillon : l'olivier
fait pousser des emplois

Aux portes de Nice, autour du village de L’Escarène, la réhabilitation intelligente et l’exploitation des anciennes oliveraies créent des emplois et attirent le tourisme

Plusieurs milliers d’années ont roulé sous les branches du vieil "oléastre" sauvage de la Grèce antique. Après bien des vicissitudes, l’arbre
Les « Amis de l’Olivier » en présence de nombreuses personnalités régionales, viennent d’inaugurer le nouveau lieu d’opération : "La Maïoun de Pié" (La Maison de pierre", face à la poste à l’Escarène. Au premier plan : les bouteilles d’huile du cru 1998-1999 proposées à la vente. (Photo Richard Ray)
le plus typique de la Provence, implanté dans la région de Marseille par les Phéniciens, vénérés par les Grecs et les Romains, l’olivier éternel a traversé les époques sans se soucier des guerres, des sécheresses, des gels et des modes.

 

Après une période de sommeil, comme il en a connu beaucoup tout au long de son existence, l’arbre de légende, en cette fin de siècle, revient au goût du jour et l’huiled’olive, plus que jamais recommandée par la médecine, connaît un formidable regain d’intérêt. Le marché explose. La mort du deuxième millénaire voit la renaissance de l’olivier, et dans la région niçoise, où le soleil de plomb transforme l’olive en or, les moulins ancestraux tournent à nouveau, l’huile coule à flot et grâce à quelques pionniers, les oliveraies revivent.

Soutenus par l’Etat

Il ne manque plus, pour célébrer la résurrection de l’arbre mythique et promouvoir ses produits, qu’une grande fête régionale des récoltes, les fameuses "olivades", ou pour faire plus "Côte d'Azur", pourquoi pas un "festival international de l’olivier" ?
L’huile des
montagnes

L’huile de l’Escarène et de la vallée du Haut Paillon est produite par le "cailletier", olivier typique des Alpes-Maritimes, de très grande taille. Il est cultivé en restanques étroites à flanc de colline. Cultivé entre 300 et 700 m d’altitude, aux limites de la neige et du gel, il donne "une véritable huile de montagne, particulièrement douce, identifiable par ses arômes de fruits secs, d’herbe fraîche ou d’artichaut. Sur ces reliefs, les traitements chimiques ne sont pas indispensables et l’association des amis de l’olivier (ADO) a choisi de cultiver ses oliviers dans le respect des règles biologiques", expliquent les responsables de l’association.

Parallèlement à cette opération, ADO contribue à la promotion de l’identité de cette vallée du Paillon, riche d’un patrimoine authentique remarquable. Un "point info" a été installé à l’Escarène, proposant des visites guidées, des circuits touristiques, des parcours de randonnée, élaborée par son équipe. La formule, lancée autour de l’olivier, fonctionne très bien et déjà les touristes viennent dans cette vallée, naguère inconnue des estivants du littoral, qui ne connaissent que l’huile… solaire.

Contre les
incendies

Outre son aspect économique et culturel, la réhabilitation des oliveraies abandonnées permet aussi la mise en valeur du paysage et la réduction des risques d’incendie. Longtemps enfouies sous les broussailles, les collines, une fois nettoyées, offrent de nouveau au regard les paysages de restanques aux murets de pierre typiques. Les oliviers, restructurés et rajeunis, scintillent à nouveau dans le vent et témoignent de la proximité de la Méditerranée.

Les Amis de l’Olivier ont rénové en priorité les oliveraies présentant un intérêt stratégique dans la lutte contre les incendies : celles qui se trouvent en limite de zones forestières, en bordure de routes ou près des groupes d’habitations. Embroussaillées, ces planches d’oliviers représentaient un risque de départ d’incendies important. Débroussaillées, elles constituent au contraire des zones pare-feu.

De nombreux maires de la vallée du Paillon ont déjà fait appel à ADO pour les aider à mettre en place des actions similaires, et le conseil régional, depuis deux ans, a officiellement mandaté ADO pour l’animation du programme de rénovation des oliveraies dans le Moyen Pays des Alpes-Maritimes.

En attendant, l’arbre de paix tient ses promesses. Il suffisait de reprendre le chemin des olivettes. Dès 1995, "Les Amis de l’Olivier" (ADO) (1), association de l’Escarène, dans la vallée du Haut Paillon, à 20 km de Nice, s’est lancé un défi contre l’exode rural.

 

"Il s’agissait de prouver que l’on puvait maintenir l’emploi dans un arrière-pays abandonné, grâce à la rénovation des oliveraies délaissées…" expliquent les responsables de l’ADO, Jacques Peirani et Jacqueline Bellino Potot. "L’objectif était multiple et présentait un intérêt à la fois environnemental, économique, social et culturel". Les institutions, Etat, Région, Département, ne s’y sont pas trompés en acceptant de financer cette expérience.

En mars 1996 débutait le premier chantier de remise en état d’oliveraies, sur la commune de l’Escarène. "Très rapidement, l’action entreprise fit tache d’huile et connut un grand succès auprès de nombreux propriétaires fonciers qui, constatant le travail accompli, n’hésitèrent pas à confier leurs terrains à ADO".

Une récolte de 11 tonnes !

Aujourd’hui, plus de trente hectares, appartenant à une cinquantaine de propriétaires, répartis sur dix communes du Haut Paillon, ont été réhabilités et sont aujourd’hui entretenus par l’association qui, à cette fin, a créé vingt emplois, des salariés pratiquement tous issus du RMI, orientés par l’ANPE.. La première récolte, celle de 1996-1997, avait donné quelque 600 kg d’olives. Celle de 97-98 a produit 3 000 kg, et la dernière récolte, celle de 98-99, a atteint… les onze tonnes, qui ont donné 2 800 litres d’une huile au goût d’herbe fraîche, et bien en dessous des taux d’acidité des autres produits sur le marché.

(Entre 0,12 % et 0,28 % alors que le taux d’acidité doit être inférieur à 1 % pour que l’huile soit labellisée "vierge extra"). "On a travaillé sur la qualité pour en faire une huile haut de gamme avec des olives très fraîches", reconnaît Jacqueline Bellino-Potot (voir encadré). En avril 1999, l’huile de l’Escarène obtenait la recommandation officielle "Aqui terre d’azur", en attendant la mise en place d’une AOC (appellation d’origine contrôlée), actuellement à l’étude, qui viendrait sans aucun doute développer ses circuits de commercialisation déjà bien structurés. Jean Giono le disait déjà : "La culture de l’olivier est une façon de préparer le terrain de ses rêves". Dans la vallée du Haut Paillon, le rêve est devenu réalité.

1. Les Amis de l’Olivier. "La Maïoun de Pié". 19, Bd du Dr Roux. 06440. L’Escarène. Tél : 04.93.91.44.29.

Pierre HILLION.

Mais, en prenant de l'extension,  il s'avérait de plus en plus difficile à l'association de concilier développement économique et assistance sociale.
Après bien des difficultés (voir le livre "Pour l'amour de l'olivier"), alors que certains la croyaient morte, ADO laissa la place à une nouvelle structure:

ADOLIVE

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